Pourquoi ?

fév 8th, 2013 | Par | Catégorie Hors catégorie

Mon aïeul paternel était pêcheur de harengs. Au Moyen-Âge. Il avait un petit bateau et, avec ses coéquipiers, là-haut, en Mer du Nord, il allait à la pêche au hareng. Par tous les temps.
Tout le Moyen-Âge s’est construit sur le hareng : la viande coûtait cher, les bancs de hareng étaient une ressource inépuisable. Il suffisait, une fois en mer, de jeter le filet.
Amsterdam a inventé la salaison, le hareng a enrichi les Pays-Bas. Le poisson-roi.

Je m’invente un passé ?  Non, bien sûr. La preuve ? Mon nom. Buyse. Buyse c’est le nom que portent les bateaux des pêcheurs de hareng.

Aller à la pêche aux histoires me ravit. Par ci par là. Ce que j’entends, ce que l’on me raconte. Il reste ensuite à dépiauter, saler, arranger et préparer. Rédiger, c’est cuisiner.
L’amour, la mort, le goût de vivre, les tourments. Ni moquerie ni mépris.
Ces récits, je voudrais qu’ils soient comme des harengs : vifs, d’argent, chacun différent. Les histoires mises en caque sur ce blog, je les voudrais frétillantes comme eux.
Elles se lisent en deux ou trois minute, dans le métro,  en attendant dans une file : un hareng, ce n’est que quelques bouchées. Attablé ou debout, avalé tête renversée. En rue, n’importe où.

Vous les lisez avec plaisir ? Certaines vous laissent  un goût en bouche ? Je serai content. Comme l’aïeul, quand il ramenait son filet.

La pêche aux harengs

 

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Photo : © Joconde

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La pêche aux harengs dans la Manche devant les Casquets (titre inscrit) par LEBRETON Louis
2e quart 19e siècle ; 3e quart 19e siècle.

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